9 mai 2017

EMMANUEL MACRON, LE PROGRAMME SANTE DU NOUVEAU PRESIDENT

Emmanuel Macron a été élu Président de la République le 7 mai avec un peu plus de 66% des suffrages.
La prévention s’inscrit au cœur de son programme santé avec notamment la création d'un service sanitaire de trois mois pour 40 000 étudiants en santé dans les écoles et les entreprises et le déverrouillage de la télémédecine.
Un doublement des maisons de santé est prévu sur 5 ans et l’accent mis sur l'évaluation et l'expérimentation territoriale. Emmanuel Macron souhaite mieux articuler la médecine libérale et l'hôpital et compte engager une réflexion sur les compétences et métiers en santé afin de développer les pratiques avancées des paramédicaux. Le tiers payant généralisé est au programme, précédé d’une phase d’évaluation. Côté finances, il devrait suivre la tendance actuelle en termes d’économies sur l'assurance-maladie (15 milliards d'euros en cinq ans) et investir 5 milliards d'euros pour moderniser l'hôpital, soutenir les innovations en ville et rattraper le retard français sur les systèmes d'information. Mesure phare de sa campagne, Emmanuel Macron vise une prise en charge à 100 % d'ici 2022 des lunettes et prothèses dentaires et audio, sans augmenter le prix des mutuelles. Pendant la campagne, Emmanuel Macron s'est engagé à ne procéder à aucun déremboursement de médicaments « utiles » et a évoqué la prise en charge à 100 % du traitement des formes sévères d'HTA.
Sa position sur le monopole pharmaceutique inquiète la profession. Dans un courrier adressé aux syndicats, l'équipe d'Emmanuel Macron, sous la plume de son conseiller santé le Dr Olivier Véran, rappelait la semaine dernière son attachement au monopole : « La dispensation des médicaments et autres produits de santé sur nos territoires apporte aujourd'hui la garantie de proximité et de sécurité. C'est pourquoi nous sommes attachés au monopole pharmaceutique, corollaire à la bonne réalisation de cette mission ». Et citant quelques-uns des défis auxquels doit faire face la profession, parmi lesquels « l'autorisation de la vente de médicaments sur internet, y compris en provenance de l'étranger, l'impact sur certaines pharmacies de proximité du regroupement de médecins en maisons de santé, ou encore les velléités d'acteurs de la grande distribution de vendre des médicaments hors des officines, sous la responsabilité de pharmaciens », le candidat Macron indiquait vouloir mettre en place « une instance de concertation » qui réunira, « dans la durée, l'ensemble de la filière pharmaceutique ».
Source : Celtinews 09/05/2017