26 août 2014

La vente d’appareils auditifs autorisée en pharmacie

Aujourd’hui, en France, 6 millions de personnes sont considérées comme malentendantes, notamment en raison du vieillissement de la population. Pourtant, on estime que seulement 15 % d’entre elles sont équipées d’un appareil auditif. Ce taux est relativement faible en comparaison avec les pays voisins. Il faut dire que les prothèses auditives coutent chères (1500 à 1600 € par oreille). Toutes ces personnes ne peuvent pas avoir accès à ces appareils. Toutefois, cela va changer ! Paru au Journal Officiel du 22 août dernier, le gouvernement a créé un décret qui entérine la modification de la liste des produits autorisés à la vente en pharmacie pour y intégrer les aides auditives, 5 fois moins cher (300 € par oreille). Comme le précise le décret, il s'agit « d'assistants d'écoute préréglés, d'une puissance maximale de 20 décibels ». Et non pas de prothèses auditives réglées par l'audioprothésiste en fonction de la perte d'audition. Ces assistants font en fait office d'amplificateur de son, pour les personnes ayant une légère perte d'audition. Certes, elles ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale, mais les patients n’ont pas 1000 € à sortir de leurs poches. Pour les pharmaciens, vendre ces appareils auditifs ne va plus être synonyme de confrontations avec les syndicats d'audioprothésistes (l'Unsaf) et les entreprises de l'audition (Synea). Les accusations d’exercice illégal de la profession d’audioprothésiste sont désormais caduques !