Fiscalité
Quelle structure juridique choisir pour son officine ?
Présentation des principales structures juridiques possibles pour exploiter une officine et des éléments à prendre en compte lors d’un projet d’installation en pharmacie.

Lors d’une installation en pharmacie, le choix de la structure juridique est une étape essentielle. Il dépend notamment de la taille du projet, du nombre d’associés et des objectifs patrimoniaux ou fiscaux.
En pratique, l’activité est généralement organisée autour d’une société d’exploitation, qui détient le fonds de commerce de l’officine. Selon les situations, cette société peut prendre différentes formes :
EURL pour un exercice individuel
SARL ou SNC pour une exploitation à plusieurs
SEL (société d’exercice libéral) comme la Selarl ou la Selas, aujourd’hui très répandues.
Le rôle possible d’une holding (SPF-PL)
Certains pharmaciens choisissent également de créer une SPF-PL (société de participations financières de professions libérales) afin d’organiser la détention de leurs parts et d’optimiser la gestion patrimoniale.
Toutefois, lorsque plusieurs associés détiennent une même SPF-PL, des difficultés peuvent apparaître en cas de séparation. Anticiper ces situations dès la création de la structure permet souvent d’éviter des montages juridiques complexes par la suite.
L’essor des sociétés d’exercice libéral
Les SEL sont de plus en plus utilisées pour l’exploitation des officines. Elles permettent d’ouvrir le capital à différents profils d’associés, comme d’autres pharmaciens exploitants ou d’anciens titulaires pendant une durée limitée.
Dans ce cadre, la SPF-PL peut détenir des participations dans une ou plusieurs SEL (dans certaines limites prévues par la réglementation).
Selarl ou Selas : quelles différences ?
Les deux formes présentent des caractéristiques proches, mais quelques points les distinguent :
Selarl : structure souvent choisie pour les projets plus restreints ou familiaux, avec une organisation classique autour d’un ou plusieurs gérants.
Selas : plus souple dans son fonctionnement et dans la transmission des actions, avec des droits d’enregistrement très faibles lors des cessions de titres (0,1 %). Elle est souvent privilégiée pour les projets plus importants impliquant plusieurs associés.
Quelle que soit la structure choisie, le pharmacien titulaire qui exerce dans sa société reste en principe travailleur non salarié, affilié au régime des indépendants.
Source : d'après un article publié dans Le Moniteur des pharmaciens, 2 janvier 2026.
Vous souhaitez nous confier votre projet ?
Contactez nous pour un premier entretien confidentielle et sans engagement